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Témoignage de Berthille Sellier, Responsable Recrutement chez Sword

26/06/2017

Témoignage de Berthille Sellier, Responsable Recrutement chez Sword

Berthille Sellier, Responsable Recrutement chez Sword

 

Le groupe Sword est une société internationale de Conseil, de Service et de Software, qui assiste les entreprises dans leurs programmes de transformation technologique et digitale. Créé en 2000, elle rassemble des spécialistes qui travaillent sur des marchés de niche pour lesquels elle a développé un leadership. Cette spécialisation permet à ses ingénieurs d’enrichir leurs expériences personnelles et professionnelles. Ses spécialités s’organisent autour de centres de compétences dédiées basés à Rennes, Lyon ou Paris, fonctionnant majoritairement dans un mode projet avec engagement forfaitaire.

La plupart des spécialités sont historiques, comme la gestion de contenu d’entreprise, l’éditique, la création de portail d’entreprise, la mise en œuvre de solutions de propriété intellectuelle pour différents pays ou encore les systèmes d’information géographique. D’autres sont plus récentes et issues de travaux de R&D interne qui ont permis l’éclosion de nouvelles « practices » comme la mise en œuvre de solutions de « search » transverse à une entreprise intégrant ou non une dimension sémantique, la mise en œuvre de plate-forme investigation autour des données, le CRM et data-marketing, et l’analyse des données en complément des approches bi traditionnelles.
Berthille SELLIER, Responsable recrutement chez Sword depuis deux ans, nous explique comment l’équipe en charge du sourcing gère la pénurie des profils et les urgences sur un marché concurrentiel, tout en veillant à diffuser les valeurs du groupe via un travail de fond sur le terrain.

 

Quels sont les besoins en termes de recrutement chez Sword pour 2017 ?
Berthille Sellier : Globalement, nous avons des objectifs de croissance importants et réguliers d’une année sur l’autre. Actuellement, nous sommes sur un volume de recrutement de quarante personnes pour Lyon et de trente personnes pour Paris. Il s’agit principalement de profils d’ingénieurs études et de développement.

Avec des enjeux spécifiques selon les bassins où vous recrutez ?
- Oui, sur le bassin Parisien par exemple, nous recherchons plutôt des profils expérimentés. Certains postes sont aussi ouverts en freelance pour servir des besoins spécifiques. Nous recrutons à 95% des personnes en CDI. Il nous faut donc assurer la gestion de ces ressources. Il faut souvent travailler en urgence en complément d’un travail de fond régulier, savoir capter les bons profils dans des délais qui peuvent être très courts. Cela peut être de la veille pour le lendemain, sur des profils spécifiques notamment à Paris. Il faut pouvoir gérer ce flux tendu de demandes et  sourcer efficacement, en conséquence.
A Lyon où se trouvent nos plus gros centres de service, nous recrutons en permanence de jeunes ingénieurs que nous formons et faisons évoluer. Nous misons sur une collaboration à long terme et sur le potentiel des nouveaux recrutés à prendre des responsabilités et évoluer dans nos structures. Nous recrutons donc assez rarement sur mission.
En complément du recrutement des jeunes ingénieurs, nous recrutons aussi des experts pour renforcer nos équipes dans nos domaines de spécialités.
Actuellement, il n’est pas simple de « capter » les jeunes diplômés car ces jeunes ingénieurs sont très demandés et  sur-sollicités : de nombreuses sociétés cherchent à en recruter. Sur ce marché tendu, nous faisons face à davantage de demandes qu’il n’y a de candidats visibles.

Comment attirer chez Sword ces différents profils dans ce contexte concurrentiel ? Quels sont vos leviers ?
- Il faut effectuer un vrai travail de fond auprès des écoles et en interne au sein de Sword. Nous comptons sur l’effet boule de neige entre les collaborateurs. Les personnes se sentent généralement bien chez Sword, nous recrutons beaucoup de cette manière. De l’extérieur, Il est difficile de faire la part des choses entre les différentes sociétés qui recrutent et mettre en avant clairement les avantages à travailler chez Sword sans le vivre réellement. Nous comptons avant tout sur la parole des collaborateurs qui ont nécessairement plus de légitimité sur ce sujet qu’un service Marketing...
Nous devons également travailler le vivier de candidats que nous pouvons identifier via les CVThèques ou via les collaborateurs directement. Nous veillons également à multiplier les actions ciblées auprès des Écoles et plus que des actions de recrutement ciblées, nous encourageons nos collaborateurs à participer à des manifestations au sein même de ces écoles.
En résumé, nos leviers sont donc le réseau interne, la cooptation, les partenariats avec les écoles par l’intermédiaire d’actions ciblées, de conférences mais aussi via l’apprentissage, les stages, les réseaux sociaux professionnels et aussi Monster notamment.

Concernant les jeunes diplômés, avez-vous développé de nouveaux usages pour recruter ces nouvelles générations ?
- Nous constatons évidemment les changements d’attente dont on parle beaucoup mais la situation n’est pas révolutionnaire. Tout le monde reste en quête d’un travail qui permet un équilibre entre la vie professionnelle et personnelle. Les gens et les générations changent peu en termes de mentalité, c’est l’environnement autour de nous qui évolue et auquel il faut s’adapter : les canaux plus digitaux par exemple.
 
Comment vous adressez-vous aux générations Y et Z ? Avez-vous développé une approche différente ?
- Non, nous n’avons pas de discours particulier, nous pensons que ce n’est pas la bonne approche. Nous gardons en tête les valeurs de notre ADN (respect, innovation…) tout en essayant de conserver en permanence une dynamique forte. Nous devons cependant veiller à adapter notre organisation pour garder cette ligne directrice et ne pas perdre ces valeurs qui font la force de Sword et qui font que les ingénieurs qui y travaillent se disent qu’ici ce n’est pas tout à fait la même chose…
Ce qui est le plus difficile, c’est d’en apporter la preuve notamment en phase de recrutement. On a beau parler de marque employeur, de visibilité, on ne voit pas de société qui mette en avant ce qui se passe mal… Dans ce contexte, nous avons choisi de ne pas surinvestir dans le champ de la communication pure mais, de favoriser le travail de terrain, de miser sur l’authenticité et le bouche à oreille.

Pour quelle solution Monster avez-vous opté et pourquoi ?
- Nous utilisons la CVthèque. Ne pas avoir d’accès à la CVThèque Monster, c’est passer à côté de candidatures visibles. Pour rester efficace, nous ne voulons pas démultiplier les supports, et nous savons que nous pouvons compter sur l’audience importante de Monster auprès des candidats que nous voulons toucher. Les profils que nous recherchons utilisent souvent ce type d’outils. La CVThèque reste un incontournable dans nos habitudes de travail. Depuis le mois d'août 2016, nous avons réalisé 18 propositions d’embauche grâce à Monster, sur près de 100 tous canaux confondus.

Quelles relations entretenez-vous avec Monster ?
- Monster est un partenaire de longue date, avec qui nous travaillons en toute confiance et qui nous offre une belle qualité d’écoute. Nous ne sommes pas les plus « gros » clients, pour autant nos interlocuteurs nous respectent et entretiennent un lien étroit avec les personnes en charge du recrutement chez Sword. Nous apprécions la capacité de Monster à se réinventer et à nous faire profiter des nouveautés sur ce marché difficile du recrutement.
 
SWORD
450 personnes en France, 1600 dans le monde
Implantations dans 19 pays