1. Accueil
  2. Conseils en recrutement
  3. Evaluer les candidats
  4. Entretien : 4 moyens de mettre à l’aise un candidat réservé

Entretien : 4 moyens de mettre à l’aise un candidat réservé

Entretien : 4 moyens de mettre à l’aise un candidat réservé

Entretien d'embauche : comment mettre à l'aise un candidat réservé ?

Pour savoir si les compétences et la personnalité d’un candidat répondent aux attendus du poste, il faut qu’il s’exprime. Conseils pour dialoguer avec les plus réservés.

Aujourd’hui, tension du marché oblige, l’entreprise aborde un candidat comme elle aborde un client : en l’écoutant pour comprendre qui il est et comment répondre à ses attentes… dans le but de lui faire acheter un poste. Cette tendance de fond la pousse à travailler son image de marque employeur et sa notoriété, et par conséquent, à sortir du rapport de force avec les candidats. Ce rééquilibrage est d’autant plus indiqué avec les candidats les plus réservés. Il s’agit, plus qu’avec tout autre, de faciliter le dialogue qui permet la mise au jour de leurs compétences et de leurs motivations.

1. Expliquer le contexte de l’entretien

La courtoisie, l’authenticité et la bienveillance sont la base de tout entretien, c’est ainsi que l’on gagne la confiance du candidat. Pour installer un climat favorable à l’échange, Caroline Caron, consultante senior au sein du Groupe William Sinclair, reformule le contexte (création de poste ou remplacement, dans tel contexte d’entreprise et d’équipe…), la durée et l’objectif de l’entretien.

« Avec quelqu’un de très réservé, encore plus qu’avec un autre candidat, il faut humaniser l’échange. En ce qui me concerne, je présente mon parcours, cela contribue à la mise en confiance », explique-t-elle.

2. Se détacher du CV et privilégier la narration du parcours

Se détacher du CV et inviter le candidat à raconter son parcours aide les deux parties à se détacher de l’enjeu de l’entretien. « Je privilégie une démarche conversationnelle plus que de stricte évaluation », poursuit notre interlocutrice.

  • « Quels choix avez-vous faits depuis votre parcours académique ? »
  • « Quelles stratégies avez-vous mises en œuvre pour atteindre vos objectifs ? »

Ce type de questions permet au candidat de se lancer dans sa narration.

3. Faire de la réserve du candidat un élément de l’échange

Si le candidat reste très réservé malgré tout, allez sur un terrain confortable pour lui : ses centres d’intérêt, ses éventuelles passions… Questionnez ce qui est agréable pour lui :

  • « Dans quelles circonstances vous sentez-vous le plus à l’aise ? »
  • « Quelles sont les choses, les personnes qui vous inspirent dans la vie ? »

Se positionner en conseil, en coach, plus qu’en évaluateur aide le candidat à s’ouvrir.
« Je me sers de sa réserve comme un élément d’échange, je demande au candidat s’il en a conscience. Mettre des mots sur cette réserve le fait décompresser », remarque notre interlocutrice.

4. Inverser les rôles

Caroline Caron propose au candidat le jeu de la question sincère. Il consiste à inverser les rôles dans le but d’établir un équilibre entre le recruteur et le candidat. Au candidat de poser la question qu’il souhaite, au recruteur de répondre sincèrement.

Sophie Girardeau